Betancourt, Uribe, Sarkozy et les Etats-Unis

C'est avec grande joie que le monde entier a découvert la libération d'Ingrid Bétancourt. Une femme admirable est sortie de la jungle, sans avoir perdu son mordant, prête à repartir dans la mêlée, un chapelet à la main. Incroyable ces images. J'avais lu son livre il y a quelques années, "La rage au coeur", juste après son enlèvement et je dois dire qu'il est des personnes dont le courage et l'engagement marque, même si on se sent loin de la cause défendue. Pour sa libération, plusieurs tactiques étaient envisageables, celle de la négociation défendue par la France par le truchement de l'altermondialiste Chavez ou celle de l'intransigeance face au terrorisme que prônait le président colombien Uribe. La seconde a payé, cette libération est également une victoire du monde libre, le président Alvaro Uribe remporte une immense victoire politique avec une intervention militaire parfaite, sans concessions et sobre, digne des plus grandes armées de ce monde. Ivan Rioufol nous rappelle d'ailleurs sur son blog que la politique de fermeté a porté ses fruits, malgré les critiques notamment françaises visant le soutien indéfectible à la politique américaine et l'intransigeance face aux FARCS.

La franco-colombienne, détenue depuis plus de six ans par les terroristes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a été sauvée (et avec elle quatorze autres otages) grâce à la politique de fermeté d’Alvaro Uribe, décrié en France. Et cette constatation est dure à avaler pour tout un mouvement d’opinion qui avait fait du président colombien, fidèle allié des Etats-Unis, le responsable de l’intransigeance de la guérilla marxiste. Quelques heures avant l’heureux dénouement, le candidat républicain à la présidentielle américaine, John McCain, félicitait d’ailleurs Uribe pour sa politique.

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