Encore un excellent post de M. Caccomo, extrait de ses "Chroniques en liberté", à propos des grèves des fonctionnaires. Il en va d'une logique implaquable que si un employeur, quel qu'il soit, n'a plus d'argent, il n'a pas d'autre solution que de prendre des mesures salariales pour continuer son fonctionnement, avoir une véritable gestion de ses ressources, fixer des objectifs et exiger des réultats. Il en va de sa survie.
Ces manifestations montrent que les fonctionnaires se trompent tout comme les assujettis sociaux sont trompés. Lorsque qu’un individu réussit un concours pour rentrer dans la fonction publique, il s'engage à servir l'Etat, donc le bien commun en échange de la sécurité de l'emploi. De ce point de vue, le fonctionnaire n'est pas un salarié comme un autre. Si l'Etat demain lui dit « il faut travailler plus longtemps et vous serez moins payés car nous n’avons plus d’argent dans les caisses », le fonctionnaire doit obéir...ou démissionner, tout comme un soldat. En ce sens, le fonctionnaire est un soldat du bien public : il doit normalement agir par vocation. Bien-sûr, si l’on veut attirer les meilleurs, il vaut mieux leur offrir les meilleures perspectives, en salaire tout comme en qualité de conditions de travail ; mais cela implique aussi d’avoir la possibilité d’évaluer les individus, ce que le statut interdit pour l’instant.
Sur les retraites des régimes spéciaux, même combat. Le système de peut tout simplement plus être financé, ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre. Avec les pertes engendrés par les arrêts de travail, autant de compensations auraient déjà pu de facto être mises en place, et c'est ce que proposait le gouvernement il y a déjà quelques semaines. Continuez à faire grève messieurs les défenseurs des régimes spéciaux, et tout le régime par répartition va y passer. On ne s'en plaindra pas.



1 commentaires:
23/11/07 15:31
Pour aller dans le même sens,je me permets de préciser: un fonctionnaire n'est pas du tout un salarié, puisque le principe du salariat c'est que le salaire correspond à la richesse créée par le travail du salarié. Or le travail du médecin, du professeur ou du policier ne crée aucune richesse. L'Etat (c'est à dire nous!) subventionne, à proprement parler, leur activité, en considérant qu'il y a là une tâche de la plus haute importance. Le fonctionnaire perçoit d'ailleurs un "traitement" et non un salaire. Il est légitime de demander une rémunération correspondant, par comparaison avec les autres secteurs de l'emploi, à leur niveau d'étude, et tenant compte de l'inflation. Mais être fonctionnaire, ce n'est pas se crisper sur des acquis, même et surtout si les temps sont durs. Etre fonctionnaire, c'est servir.
Brave petit soldat.
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